CRÉATION 2019

« ...Maudit » est un spectacle de nuit, prévu pour de grandes jauges de public

  

A travers le parcours de quatre personnalités hollywoodiennes, le spectacle « ...Maudit » peint une fresque ironique et truculente d’un monde où sacrifice et succès, passion et dissimulation, cachets artistiques et pharmaceutiques, vont de pair.

« ...Maudit »  met en scène le tournage en direct d’un documentaire et sa diffusion simultanée, consacré au mythique réalisateur Donald D. Chase qui ne signa son premier et unique film qu’en 1957, lors de son internement au Camarillo Mental Hospital. 

De ce film, il ne reste aujourd’hui que trois témoins, trois vieilles stars déchues à moitié amnésiques… 

Et 12 minutes de bande son ! 

 

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Le spectacle

« ...Maudit » propose aux spectateurs d’assister au tournage en direct d’un documentaire. Construit en deux parties, il présente le mystérieux réalisateur afro-américain communiste Donald D. Chase condamné au rôle d’assistant et tenu éloigné de la gloire tout au long de sa carrière pour raisons raciales.

La première partie présente des témoignages, des images d’archives.

La deuxième partie présente trois versions d’un film conçues à partir d’une même bande son ; trois versions telles que se les remémorent les acteurs originaux, témoins privilégiés du tournage.

 

Première partie : les témoignages

Au fil des témoignages de trois acteurs, compagnons de route de Donald D. Chase dont la carrière et la vie gardèrent l’empreinte de ce touche-à-tout de génie, nous partons à la découverte des dessous d’Hollywood. 

De la figuration aux premiers rôles, ils racontent leur carrière et comment leur rencontre avec D. D. Chase, leur ouvrant la voie vers le succès, provoquât leur perte.

Pygmalion pour les uns, manipulateur pervers pour les autres, ils doivent tout à cet homme.

Ils expliquent leur déchéance, comment, exposés aux regards et sous le feu des magazines, ils ont dû se cacher, dissimuler leurs vices, effacer leurs passions, renier leurs convictions ou travestir leurs sentiments au point de s’oublier, au point de verser dans la honte, l’angoisse, l’alcool, la dépression jusqu’à... Camarillo.

 

Le Camarillo Mental Hospital accueillait alors la lie du gratin de la population de Californie. On y rencontrait vedettes dépressives en cure de repos, jazzmen en cure de désintoxication, épouses infidèles - ou rêvant simplement d’émancipation - en cure de « réadaptation sociale ».

 

Deuxième partie : le film

Inquiété par la commission des activités anti-américaines sur dénonciation, D. D. Chase s’était réfugié au Camarillo Mental Hospital où il retrouva ses trois protégés. Il y trouva aussi l’occasion de réaliser, en leur compagnie, son premier film. 

Inachevé, perdu, détruit ou censuré, personne ne semble savoir ce qu’il est advenu de ce chef-d’œuvre. Seul un extrait de douze minutes de la bande son témoigne de sa réalité.

 

Hôtel de luxe ou prison, chacun garde de Camarillo, du film qu’ils y tournèrent et de Donald D. Chase, un souvenir différent.

 

Scénographie

 

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